dimanche 26 janvier 2014
Angus & Julia Stone - Down the Away complete
Voici, un frère et une sœur que j'admire beaucoup: Angus and Julia Stone. L'album Down the way est, pour moi, un incontournable. Leur musique met de l'ambiance dans n'importe quelle situation et fait tourner les têtes des rêveurs. Ils sont capable de mélanger à la fois les émotions difficiles à conserver et des sourires d'enchantement. Chapeau à ce duo de jeunes talents!
Un peu en retard, mais mieux vaut tard que jamais!
Conte de Noël Trash
Noël,
Noël, Noël… cette fête religieuse qui a dégénérée et est devenue entièrement
commerciale. Du père Noël au sapin sous lequel on place les cadeaux, tout est
artificielle. C’est le moment de l’année ou je suis obligée de porter une belle
petite robe fleurie, de me beurrer de mascara et de garder un magnifique
sourire sincère pour les mononcles et les matantes de ce monde qui ne perde
jamais une occasion de te dire à quel point tu as grandi, même si ça fait
2 ans que tu leur rappel que tu ne grandi plus. Ou encore, ils te demandent si
tu as fait couper tes cheveux quand ton but est de les laisser allonger. Mais
la pire question reste la même : as-tu un petit chum? Tout ça dit avec un
petit rire en coin narquois qui te donne juste le goût de gifler ta grand-mère
sur ses grosses joue pendantes trop maquillées, quand année après année, depuis
16 ans, la réponse reste toujours négative.
Ce
qui me dérange des Noël chez nous, c’est que je suis l’enfant au centre, trop
jeune pour manger avec la table des adultes et trop vieux pour manger au
premier service avec mes deux petits frères et mes trois petites cousines
considérées comme adorable. Bien sûr, malgré mon mécontentement, les plus vieux
trouve toujours un moyen de combler toutes les places du deuxième service avec
leur nouvelles blondes ou nouveaux chums. Ce n’est pas tout, le Père Noël n’a
toujours pas fait son entrée, ce n’est que lorsqu’il arrive que le pire
commence. En général, il arrive une vingtaine de minutes après la messe
obligatoire pour les plus jeunes et vu mon statut social familiale, je suis, à
mon grand désespoir, une plus jeune. Quand nous revenons, ceux qui sont resté à
la maison font croire aux plus jeunes que le Père Noël est venu pendant leur
absence. Ces simples paroles, répétées année après année, engendrent des
hurlements et des larmes de petites filles hystériques. C’est seulement quand
nos oreilles sont assez endommagées qu’une de mes vieille tante marmonne
doucement que l’homme vêtu de rouge et à la barbe blanche mal taillée leur a
dit qu’il repasserait dans une vingtaine de minutes ; ce qui donnait assez
de temps à un oncle de se costumer dans le garage et de s’éloigner dans la
neige pour faire comme s’il arrivait de loin.
Vingt
minutes plus tard, les enfants sont rués dans la fenêtre arrière pour ne pas
manquer l’arrivé tant attendu du porteur de cadeaux. Dès qu’ils entrevoient ne
serait-ce qu’une petite lumière briller au loin, des cris de joie et de
satisfactions sont automatiquement évacués des trop nombreuses petites bouches
insupportables. Lorsque le Père Noël pose un pied dans la maison, c’est le
délire, toute la famille est à son service. On lui offre des biscuits, du lait,
des carottes, un oreiller pour être plus confortable et j’en passe… Massez lui
les pieds tant qu’à y être! La distribution de cadeaux se fait généralement
près du sapin avec ma cousine comme fée des étoiles. Je déteste être obligée de
m’avancer au côté du Père Noël pour déballer un cadeau sous les yeux de toute
ma famille prête à passer tous les commentaires les plus déplacés possible sur
la façon dont je suis habillée ou encore sur le présent que je viens de
recevoir.
Ensuite,
viens la séance de photos. Les 25 personnes que nous sommes, toutes entassées
les unes sur les autres pour être le plus près possible du fameux Père Noël. Je
me propose tout le temps pour être la photographe, mais à chaque année, ma mère
refuse de ne pas voir mon joli visage souriant sur les photos souvenirs. Je
vais donc me placer à l’arrière pour ne pas être trop apparente sur les milliers
de photos à différentes thématiques tel que grimaces ou encore tout le monde
les bras dans les airs. Comme c’est excitant une photographie où on ne voit que
les visages à l’avant plan puisque les bras de ceux-ci cachent tout le reste de
la famille!
Quand,
enfin l’horloge affiche environs onze heures trente, les invités commencent à
partir pour retourner chez eux, mais il faut toujours que nous, ma mère, mon
père, mes frères et moi soyons les derniers à partir pour « ne rien
manquer du party » comme dit si bien ma mère. Alors, nous dormons chez celui
qui reçoit. Le lendemain matin, c’est le gros déjeuné gastronomique, au quel je
n’ai jamais accès, puisque je me lève trop tard, personne ne m’en garde un peu
et personne ne viens me réveiller pour ne pas manquer le premier service.
En
gros, je déteste Noël, parce que c’est trop pour moi. J’imagine les pauvres
petits enfants qui sont cloués à leur lit d’hôpital depuis trop longtemps. Les
trop nombreux de sans abri qui passe Noël dans la rue à tout faire pour se
dénicher un endroit tranquille pour dormir et un petit peu de sous pour
s’acheter un minimum de pain. C’est quand je pense à tout ça que je me pose la
question suivante : « À quoi sert vraiment Noël si la majorité des
gens qui le fête ne sont pas chrétien et que ceux qui ont le plus besoin de réconfort
n’en ont pas? » Et je me dis, à moi-même, que Noël n’est définitivement
pas beau pour tout le monde et que dans le fond, mes Noël à moi ne sont pas si
désastreux.
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